Fiscalité — Islande
La fiscalité islandaise est progressive et combine un impôt d’État et un impôt municipal. Si les taux peuvent paraître élevés, ils financent un État-providence généreux : éducation gratuite, santé universelle, congés parentaux longs et protection sociale forte.
Impôt sur le revenu
| Tranche de revenu annuel (ISK) | Taux (État + municipal) |
|---|---|
| Jusqu’à 4 443 000 ISK (~30 000 €) | 31,45 % |
| De 4 443 000 à 12 444 000 ISK (~84 000 €) | 37,95 % |
| Au-delà de 12 444 000 ISK | 46,25 % |
Un abattement personnel d’environ 75 000 ISK par mois (~510 €) est appliqué. Cet abattement est mensuel et non utilisé le mois courant, il est reportable dans l’année. L’impôt municipal varie de 12,44 % à 14,52 % selon la commune (inclus dans les taux ci-dessus).
Cotisations sociales
Les cotisations salariales sont de 4 % (fonds de pension obligatoire), auxquelles s’ajoutent souvent 2-4 % de cotisation volontaire additionnelle (abondée par l’employeur). Les cotisations patronales s’élèvent à environ 6,35 %.
TVA et autres impôts
La TVA standard est de 24 %, avec un taux réduit de 11 % pour l’alimentation, les livres, les hôtels et les transports. Il n’existe pas d’impôt sur la fortune ni de droits de succession (supprimés en 2006).
Convention fiscale France-Islande : Une convention bilatérale existe pour éviter la double imposition. Vous devenez résident fiscal islandais si vous séjournez plus de 183 jours par an dans le pays. Faites-vous accompagner par un conseiller fiscal pour la transition, notamment si vous conservez des revenus ou du patrimoine en France.