La Serbie affiche l’une des fiscalités les plus compétitives d’Europe, ce qui explique en grande partie l’afflux de freelances et d’entrepreneurs numériques ces dernières années.
Impôt sur le revenu
La Serbie applique un système de flat tax à 10 % sur les revenus des personnes physiques (salaires, revenus d’activité indépendante, revenus locatifs). C’est l’un des taux les plus bas du continent. À cela s’ajoutent les cotisations sociales obligatoires (retraite, santé, chômage) qui représentent environ 35 % du salaire brut pour un salarié (répartis entre employeur et employé).
Le régime forfaitaire (paušal)
Le système phare pour les freelances : le régime forfaitaire (paušalno oporezivanje) fixe un montant mensuel d’impôts et de cotisations sociales basé sur des critères objectifs (activité, localisation), et non sur le chiffre d’affaires réel. En pratique :
| Élément | Détail |
|---|---|
| Plafond CA annuel | 6 000 000 RSD (~51 000 EUR) |
| Charge mensuelle totale | 200 – 400 EUR (selon ville et activité) |
| Taux effectif d’imposition | ~5-15 % selon le CA réel |
| Comptabilité requise | Simplifiée (pas de bilan) |
Impôt sur les sociétés
Le taux d’IS est de 15 %, ce qui reste compétitif. La Serbie a signé des conventions de non-double imposition avec plus de 60 pays, dont la France.
TVA
Le taux standard de TVA est de 20 %, avec un taux réduit de 10 % pour les produits de première nécessité (alimentation, médicaments, livres).
Attention : les règles fiscales pour les freelances travaillant avec des clients étrangers ont été durcies en 2023 pour lutter contre le « faux indépendant ». Si vous facturez un seul client, assurez-vous de diversifier votre portefeuille ou de structurer correctement votre activité avec un comptable local.
Préparez votre expatriation en Serbie
Retrouvez tous les détails pratiques dans notre guide PDF complet : +100 pages de démarches, budget détaillé, fiscalité, logement et calendrier de départ.